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    L'entité régionale PEFC Provence-Alpes-Côte d'Azur

    Officiellement certifiée le 29 juillet 2003, l'entité d'accès à la certification PEFC PACA poursuit son action vers la certification des forêts régionales.

    L'association PEFC Provence-Alpes-Côte d'Azur a été créée le 10 juillet 2001 et agréée par PEFC France le 4 juin 2002. Mais c'est le 29 juillet 2003, que l’association PEFC Provence-Alpes-Côte d'Azur a officiellement obtenu la certification PEFC, délivrée par le bureau de certification Ecopass. Le troisième renouvellement de son certificat a été obtenu à l’hiver 2015.

     

    Adresse

    PEFC Provence-Alpes-Côte d'Azur

    Pavillon du Roy René

    CD7 Valabre

    13120 Gardanne

     

    Coordinatrice

    Marie de Guisa

    Tél. 04.42.65.78.14

    Fax. 04.42.51.03.88

    Mail: [email protected]

    Site Internet : http://www.ofme.org/pefc-paca/

     

    Organisation :

    Le bureau de l’entité régionale PEFC PACA est le suivant :

    • Président : M. Salvignol (Interprofession Forêt Bois)
    • 1er Vice Président : M. Quilici (CRPF)
    • 2ème Vice Président : M. Dalbiès (Conseil de développement du Pays A3V)
    • Trésorier : M. Marsande (Syndicat des Exploitants Forestiers Scieurs Alpes Méditerrannée)
    • Trésorier adjoint : M. Duparchy (France Nature Environnement PACA)
    • Secrétaire : M. Delavet (Union régionale des associations des Communes forestières)

     

    Les membres de l’entité régionale :

    L’entité régionale compte 16 membres répartis en trois collèges. Le but de cette approche consensuelle propre à PEFC est que l'ensemble de la filière participe et s'implique dans la définition de la politique de qualité de la gestion forestière durable par PEFC. 

     

    Collège des producteurs :

    • Centre Régional de la Propriété Forestière
    • Délégation Territoriale de l’Office National des Forêts
    • Union Régionale des Associations de Communes Forestières
    • Coopérative Provence Forêt
    • Union Régionale des Syndicats de Propriétaires Forestiers Sylviculteurs

     

    Collège des transformateurs – utilisateurs :

    • Syndicat des Exploitants Forestiers Scieurs Alpes Méditerranée
    • Interprofession Forêt Bois
    • Fibre excellence Tarascon SAS
    • Fédération des Entrepreneurs des Territoires

     

    Collège des consommateurs – usagers de la forêt :

    • France Nature Environnement PACA
    • Fédération Régionale de la Chasse
    • Chambre Régionale d’Agriculture
    • Conseil de développement du Pays Asse Verdon Vaïre Var
    • Ligue pour la Protection des Oiseaux

     

    Invités permanents :

    L’assemblée générale de PEFC PACA a désigné 7 organisations non membres ayant un rôle consultatif :

    • Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt ;
    • Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d'Azur ;
    • Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement ;
    • Chambre de Commerce et d’Industrie des Hautes-Alpes ;
    • Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage ;
    • Institut technologique Forêt Cellulose Bois Ameublement ;
    • Délégation Régionale de la Compagnie Nationale des Ingénieurs et Experts Forestiers – Experts Bois .

    Les spécificités des forêts en PACA

    La région PACA possède des particularités naturelles qui lui confèrent une spécificité forestière riche et variée.

    • Une variabilité stationnelle

    La région Provence-Alpes-Côte-d'Azur s’étend du littoral méditerranéen aux cimes du Parc National des Ecrins, la montagne est en contact direct avec la mer de la Sainte Baume à Menton. La diversité des stations forestières est de ce fait extrêmement variée.

     

    • Une spécificité des essences

    Le milieu particulier entraîne la présence d’essences adaptées très localisées. L’aire naturelle du mélèze se cantonne en France essentiellement aux trois départements alpins : Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes et Alpes-Maritimes. D’autres sont spécifiques au pourtour méditerranéen, et s’y concentrent : pin d’Alep, chêne liège, chêne vert.

    La première espèce est le pin sylvestre, avec près de 250 000 ha. La deuxième, le chêne pubescent, avec près de 220 000 ha, constitue la première essence feuillue.

    Un premier groupe peut se distinguer dans la liste ci dessus : les espèces montagnardes que sont sapin / épicéa, pin à crochets, pin cembro, et bien sûr le mélèze qui présente un intérêt particulier.

    Le pin sylvestre occupe avec le chêne pubescent une vaste superficie dans les étages méso et supra méditerranéens. Le pin d’Alep et le chêne vert en milieu calcaire, ainsi que le pin maritime et le chêne liège dans les Maures et l’Estérel, ont une place prépondérante dans les basses collines provençales situées à moins de 500 mètres d’altitude.

     

    Des caractéristiques nationales déclinées au niveau régional

     

    • Un capital forestier en évolution

    Avec un taux de boisement de 48 %, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur est la deuxième région forestière française. Elle dépasse la moyenne nationale, estimée à 29 %. La forêt ne cesse de s’étendre depuis plus de cent ans du fait de la déprise agricole qui laisse des terrains à l’abandon, libre de reconquête par la végétation ligneuse, exception faite des zones littorales.

    De même en terme de volume, les peuplements tendent à accroître leur volume sur pied moyen à l’hectare, du fait d’une récolte inférieure à la production. Le taux de récolte est de l’ordre de 20 à 25%. La moyenne nationale est comprise dans une fourchette de 56 à 65%.

     

    (source ORF, à partir des EAB).

     

    • Une propriété forestière morcelée et majoritairement privée

    Les massifs boisés de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur sont comme en France et dans les pays européens, majoritairement des propriétés privées. La forêt privée représente près de 65 % de la surface. Son morcellement, particulièrement en montagne, accroît les difficultés de mobilisation de la ressource.

    Concernant les territoires relevant du régime forestier, une part importante des terrains domaniaux résulte d’une acquisition par l’Etat au 19 ème siècle dans un objectif de boisement ou de reboisement au titre de la Restauration des Terrains en Montagne.

     

    • Une forêt localement dégradée

    Les dégradations les plus violentes et marquées se localisent principalement dans la zone littorale. Elles sont liées à l’incendie auquel les massifs de cette aire sont fortement exposés.

    Les maladies cryptogamiques telles que le chancre et le gui ainsi que les attaques d’insectes affectent les pins et le mélèze et peuvent poser problème (Matsucoccus sur le pin maritime).

    Les dégâts de gibier sont fréquents et localisés. Ils sont le résultat du cerf du chevreuil et du sanglier sur les jeunes plantations.

    Les peuplements actuels portent encore les stigmates d’une activité pastorale passée difficile pour la végétation.

     

    La forêt en région Provence-Alpes-Côte d'Azur : un espace multifonctionnel

     

    • Des productions particulières

    L’exploitation forestière représente 720 000 m 3 pour l’année 2011 soit 2 % du volume national annuel exploité. Elle se concentre principalement sur les marchés du bois d’industrie et du bois de chauffage. Les quantités produites se répartissent comme suit :

     

    Le bois d'industrie

    Avec 50 % de l’exploitation, c’est le premier produit des massifs forestiers. Il est quasiment le seul débouché pour le pin d’Alep, et le principal pour les pins sylvestre et noir.

    C’est essentiellement (pour 99 %) du bois de trituration. Les résineux représentent 89 % de ce produit qui est totalement acheté et transformé par l’usine appartenant au groupe Indonésien Fibre Excellence située à Tarascon (Bouches-du-Rhône). Son approvisionnement en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur est de 320 000 tonnes qui représentent le quart de sa consommation. Les produits consommés se ventilent ainsi : bois ronds 70 %, plaquettes de scieries 30 %.

    Les quelques bois feuillus (11 %) sont destinés à l’exportation vers l’Italie. Marginalement, les poteaux comptent pour 1 % du total du bois d’industrie.

     

    Le bois énergie

    L’utilisation du bois dans les chaufferies automatiques est relativement récente en Provence-Alpes-Côte d’Azur. Début 2012, 184 chaufferies sont en fonctionnement. Elles consomment 39 000 tonnes de combustible par an pour une puissance totale de 68,5 MW. Les chaufferies automatiques à bois consomment diverses formes de combustibles. Les produits forestiers (plaquettes forestières et connexes de scierie) se distinguent avec une production « locale ».

    83 % des chaufferies en fonctionnement consomment ces produits (15 000 tonnes par an). Elles s’approvisionnent auprès de plateformes régionales.

     

    Le bois bûche

    Il est pour l’essentiel issu des taillis de chêne pubescent (chêne blanc) et provient pour moitié du Var, les Alpes-de-Haute-Provence étant le second producteur.

    Face aux augmentations des prix du fioul et de l'électricité, les particuliers font de plus en plus appel à ce combustible pour se chauffer.

     

    Le bois d'oeuvre

    Produit à 93 % par les trois départements alpins (Alpes-de-Haute-Provence (04), Hautes-Alpes (05) et Alpes-Maritimes (06)) il est principalement résineux. L’activité sciage transforme 55 % des grumes des forêts de Provence-Alpes-Côte-d'Azur, pour produire des débits sur liste écoulés sur des marchés de proximité. Les entreprises rencontrent des difficultés à conquérir de nouveaux marchés du fait de leur faible compétitivité face aux produits standard d’autres régions.

    La demande des scieries est principalement le sapin et l’épicéa du fait de leur débouché pour la charpente traditionnelle écoulée localement.

    Les points positifs sont la proximité de l’Italie qui constitue un débouché important pour les négociants (33 % du volume de bois d’oeuvre y est exporté), ainsi que la présence du mélèze dont la promotion a été largement relancé ces dernières années par les acteurs régionaux.

     

    • Un intérêt écologique

    L’espace boisé de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur présente une grande biodiversité, résultat de la variabilité climatique et des substrats. 63 % des forêts (952 140 ha), identifiées pour leur biodiversité, sont intégrées dans une Zone d’inventaire Naturel d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF).

    Le réseau Natura 2000 s’appuie notamment sur les ZNIEFF pour identifier les milieux « remarquables ». Ce réseau compte aujourd’hui 411 800 ha de forêts en région, dont 348 700 ha identifiés dans une ZNIEFF. La région Provence-Alpes-Côte d'Azur compte également quatre Parcs Nationaux et cinq Parcs Naturels Régionaux.

    Enfin, dans la majorité des massifs, la forêt a une vocation protectrice du milieu, en montagne mais aussi sur le littoral. Elle participe aux fonctions d’épuration de l’air, de régulation des écoulements de l’eau (importante dans une région fréquemment marquée par la sécheresse et les crues des cours d’eau).

     

    • Un rôle social à prendre en compte dans la gestion

    L’espace boisé offre de multiples possibilités de divertissement ou d’évasion telles la chasse, la cueillette de champignons, les promenades ou autres animations en contact avec l’environnement naturel. Ce type d’usage de la forêt est, par l’évolution de notre société vers l’urbanisation, de plus en plus demandé par le grand public.

    Les fonctions sociales et environnementales sont telles que la fonction de production est secondaire. Pourtant le coût de l’entretien de la forêt est, au moins pour les propriétaires privés, assuré par les seules recettes des ventes de bois et des locations de chasse.

    La forêt est également un élément essentiel du paysage, les actions sylvicoles doivent en tenir compte. Ceci est d’autant plus important que le tourisme est en constante augmentation.

    Bien que contraignante, cette gestion multifonctionnelle est une nécessité.

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