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    Nouvelles coordonnées de PEFC AURA

    PEFC Auvergne-Rhône-Alpes change d'adresses électroniques et l'Antenne Auvergne de numéro de téléphone.

    ATTENTION

    Changement des coordonnées de PEFC AURA

     

    Numéro de téléphone

    L’Antenne Auvergne change de numéro de téléphone. Pour nous contacter sur le site de Lempdes, composez désormais le : 04 73 77 16 53

     

    Nos adresses mail

    Pour écrire à la Délégation Auvergne (Lempdes, 63) : auvergne@pefcaura.com

    Pour écrire à la Délégation Rhône-Alpes (Saint-Didier-au-Mont-d’Or, 69) : rhonealpes@pefcaura.com

    Pour joindre le secrétariat (renseignement concernant une adhésion, complément ou modification de vos données d’adhésion, etc.) : secretariat@pefcaura.com

     

    Horaires du secrétariat

    Le secrétariat (site de Lempdes) vous acceuille:

    - les lundi, mardi et jeudi de 13h30 à 17h

    - le vendredi de 13h30 à 16h30

     

    Nos adresses postales et le numéro de téléphone de l’Antenne rhônalpine restent inchangés.

    Pensez à ajouter nos adresses électroniques à votre carnet d’adresse !

    La forêt en Auvergne

    Les particularités de la forêt auvergnate peuvent se retrouver pour la plupart dans d'autres régions. Mais ce qui la caractérise vraiment, c'est plutôt le nombre et l'importance de ces particularités. En voici quelques-unes d'entre elles.

    Résumé des spécificités

    Les forêts d'Auvergne se situent pour une part en plaine (forêts feuillues d'une partie de l'Allier, dont la forêt de Tronçais), et pour l'essentiel en montagne dans les trois départements du Puy de Dôme, de la Haute-Loire et du Cantal. Les forêts de montagne, essentiellement résineuses, sont pour beaucoup issues de la déprise agricole. De nombreuses communes sont boisées à plus de 60-70 %.

    La forêt privée représente 80 % du total. Tant la forêt privée que la forêt publique sont extrêmement morcelées et de faible superficie moyenne. Les propriétaires publics et privés sont au nombre d'environ 210000, dont beaucoup connaissent peu les organismes forestiers.

    PEFC peut donc sur ce territoire apporter une importante plus-value.

    L'exploitation est essentiellement réalisée par des scieurs, il y a peu d'exploitants forestiers "purs".

    Si quelques entreprises de seconde transformation importantes sont présentes, des usines très consommatrices de bois comme les fabricants de panneaux et de pâtes à papier sont éloignées et l'Auvergne est généralement en limite de leur bassin d'approvisionnement. Or, pour être gérée de façon durable, la forêt a le plus souvent besoin d'être éclaircie.

     

    De façon plus détaillée

    Présentation générale

    L’Auvergne est, en superficie, la 10ème des régions métropolitaines françaises. C’est une région majoritairement de montagne, à climat froid et humide, culminant au Puy de Sancy (1885 m), au Plomb du Cantal (1858 m) et au Mézenc (1753 m).

    Quoique d'importants progrès aient été réalisés ces dernières décennies en terme de desserte, l'accès à la forêt elle-même reste souvent difficile. De très nombreuses parcelles forestières ne sont pas directement desservies ce qui accentue les difficultés de gestion.

    Géologiquement : le socle hercynien, très érodé, donne des plateaux granitiques ; il a été cassé par le plissement alpin, d’où le fossé d’effondrement de la Limagne et le volcanisme qui recouvre un quart du territoire et produit les reliefs les plus élevés.

    Les sommets reçoivent directement les pluies de l’Atlantique (2400 mm d’eau par an à la sapinière du Falgoux, sur le flanc ouest du Cantal) et la bordure sud-est reçoit les violents orages méditerranéens. En plaine, en revanche, les précipitations sont parfois faibles (500 à 600 mm/an par endroits)

    La forêt auvergnate et son histoire

    Les forêts auvergnates bénéficient de conditions écologiques très variées et plutôt favorables.

    • En plaine et dans les vallées encaissées (Allier, Loire), une lame d’eau inférieure à 600 mm/an et des températures estivales élevées, sans compter des sols parfois superficiels, sont une limite à la végétation forestière. Le chêne y est l’essence prédominante parfois en mélange avec le pin sylvestre, et souvent traité en taillis.
    • La montagne est le domaine des résineux (hormis le hêtre) : pin sylvestre, sapin, épicéa, douglas, mélèze, par ordre d’importance en surface décroissante.

    La forêt, en dehors de quelques noyaux jamais défrichés, est le fruit de la déprise agricole entamée depuis 1850 : enfrichement naturel ou plantations volontaires.

    Du fait des glaciations, le cortège arboré de montagne est naturellement pauvre en Auvergne puisque les seuls résineux autochtones sont le pin sylvestre et le sapin pectiné.

    Les forestiers ont introduit d’autres essences, européennes ou nord-américaines, que l’on peut considérer comme acclimatées lorsqu’elles se régénèrent naturellement. Les plus importantes sont, par ordre décroissant, l’épicéa commun, le douglas, le pin laricio de Corse, le mélèze d’Europe ou du Japon, et le chêne rouge.

    Les autres espèces, véritablement exotiques, sont très peu utilisées.

    De par leur localisation en moyenne montagne, beaucoup de ces boisements ont été faits majoritairement en résineux, et les feuillus sont devenus légèrement minoritaires sur le plan régional. Ainsi, le pin sylvestre, l’épicéa commun et le douglas ont été successivement utilisés dans les plantations.

    Une forêt très morcelée mais variée

    La forêt auvergnate, tant publique que privée, est particulièrement morcelée :

    • la forêt privée représente environ 600 000 ha appartenant à quelques 210 000 propriétaires. La plupart de ceux-ci possèdent chacun à peine 2 ha, le plus souvent répartis en 3 parcelles non contiguës… Moins de 13 % des propriétaires possèdent plus de 4 ha.
    • la forêt publique représente 100 000 ha :
      • 36 000 ha de forêt domaniale, ce qui est peu par rapport à la plupart des autres régions, 64 000 ha appartenant à 140 communes et 1600 sections de communes soit une surface moyenne de 36.8 ha par propriétaire public. Les sections de communes, propriétaires juridiques à part entière, sont une particularité que l'on retrouve essentiellement en Auvergne.

    Ce morcellement, en sus d'une desserte insuffisante, entraîne d’incontestables difficultés de gestion.

    Mais il engendre aussi une diversité biologique liée à la diversité des peuplements forestiers, des propriétaires et des modes de gestion.

    La forêt et son exploitation

    La forêt auvergnate pousse chaque année d'environ 4.9 millions de mètres cubes de bois. Il n'en est récolté qu'environ 2.2 millions, soit moins de la moitié. La desserte insuffisante, le morcellement, un historique sylvicole faible, sont certains des facteurs quiaboutissent à une exploitation insuffisante.

    La récolte de bois, notamment résineuse, est insuffisante autant dans les jeunes plantations que dans les futaies adultes ce qui est problématique pour :

    • la stabilité des peuplements (accentuation des risques de chablis) ;
    • la biodiversité ;
    • la vie économique de la filière.

    La filière bois auvergnate représente environ 2200 entreprises, dont 300 exploitants forestiers et scieurs.

    Une richesse patrimoniale

    En dehors de l’inventaire ZNIEFF qui intéresse la moitié de la forêt régionale, les forêts sont citées à deux titres :

    • Les paysages, tout particulièrement dans la chaîne des Puys du fait de son classement au titre de la loi de 1930.
    • La richesse écologique. Dans ce domaine, Natura 2000 est sans aucun doute le dispositif le plus important pour classer les sites intéressants comme habitats d’espèces rares ou menacées ou pour la protection d’oiseaux.

    Certaines forêts et certaines régions sont très visitées, et comportent des aménagements pour un accueil en sécurité du public. La forêt reste un milieu naturel, donc à risque.

    La gestion traditionnelle actuellement plutôt extensive des forêts anciennes mélangées permet le maintien d'espèces patrimoniales reconnues.

    Dans les secteurs de boisement plus récent, la juxtaposition de gestions différentes engendre également une certaine diversité, limitée toutefois par le caractère monospécifique dense des plantations résineuses. Dans ces dernières, l'absence de gestion ou le faible niveau de gestion aboutit au contraire à un apauvrissement de la biodiversité.

    La proportion des très gros bois continue d’augmenter et ce sans réelles intentions de la part des propriétaires sylviculteurs. On constate un vieillissement global de la forêt et un grossissement des arbres, favorables à tout un cortège d’espèces vivantes liées à ces milieux. De la même manière, le nombre d’arbres morts en forêt est en augmentation constante.

    Ainsi, 20 % de la surface forestière auvergnate est concernée par une zone naturelle d'intérêt écologique, floristique ou faunistique de type I, et 10 % des forêts fait l'objet d'un statut de protection (Natura 2000, réserves naturelles, arrêtés de protection de biotopes etc.).

    Actualités régionales