Charles de la Messelière, forestier en Sologne : « Avec PEFC, je gère ma forêt durablement »

Charles de la Messelière est propriétaire d'une forêt d'une centaine d'hectares à Chaon, en Sologne. Il présente ses pratiques de gestion durable. Reportage sur sa propriété.

Assurer le renouvellement régulier de la forêt

  • « Du gland au chêne d’une centaine d’années, le forestier intervient régulièrement », explique Charles de la Messelière, forestier en Sologne. Assurer le renouvellement régulier de la forêt est le point 2.D du cahier des charges national du propriétaire forestier certifié PEFC. « Pendant cette centaine d’années, il faut éclaircir pour dégager les plus beaux arbres », explique ce forestier de Sologne. Le bois prélevé pour les éclaircies est utilisé en bois de chauffage sous forme de plaquettes forestières.
  • Charles de la Messelière préfère la régénération naturelle de sa forêt et tient compte des connaissances sur le changement climatique dans ses plantations. « Nous essayons de favoriser des essences qui vont supporter des élévations de température et des périodes de sécheresse », souligne-t-il. Il privilégie les essences locales sur sa propriété afin de sauvegarder le paysage traditionnel de la Sologne.

 

Adopter des mesures de protection des sols et de l’eau

  • Sa forêt accueille un étang de 12 hectares situé sur une ZNIEF (Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique). Des espèces d’oiseaux autochtones et migrateurs sont présentes autour de cet étangCharles de la Messelière favorise la plantation d’essences recherchées par ces oiseaux.
  • Ce forestier suit plusieurs points du charges national du propriétaire forestier certifié PEFC pour protéger les sols et assurer la qualité de l’eau. Il proscrit notamment l’utilisation de tout produit phytosanitaire à moins de six mètres des cours d’eau et plans d’eau permanents (point 3.E du cahier des charges). « Il y a ainsi un bon équilibre entre la forêt et l’eau », précise-t-il. 

 

Adopter des mesures de préservation de la biodiversité

  • Charles de la Messelière conserve dans sa forêt au moins un arbre mort par hectare (point 3.C du cahier des charges) et laisse la terre de bruyère sur le sol. Cette terre est un mélange de sable et d’humus à partir du feuillage en décomposition. Il suit ainsi le point 3.F du cahier des charges) : « ne pas procéder à l’extraction de terre de bruyère, de tourbe, et d’humus sur sol forestier à des fins commerciales ».
  • « Ces points du cahier des charges sont importants pour la vie biologique de la forêt et la préservation de sa biodiversité », conclut-il.