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    Des cagettes aux palettes, un marché emballé par la certification

     

    Au premier rang de la production européenne, les fabricants français de palettes comptent sur la certification pour défendre les mérites du matériau bois auprès des enseignes et des professionnels de la logistique.

    La plupart des produits qui sortent du supermarché y sont entrés sur des palettes. Sur les emballages, ils arborent de plus en plus souvent un label équitable ou écologique. Façon d'encourager le producteur mais, surtout, de flatter notre égo de consommateur responsable. Jamais, en revanche, il ne nous vient à l'idée d'exiger la même chose pour les palettes. Voilà donc un souci de moins pour les acheteurs de la grande distribution.

    Intervenant face à un parterre d'invités des grandes enseignes de bricolage au dernier Salon de l'Agriculture, Jean-Marie Tanguy, secrétaire général du SYPAL (syndicat de l'industrie et des services de la palette) a du s'imposer dans le débat. Au public assaillant ses confrères sur la certification de leurs lambris, baguettes et autres parquets… il a finalement posé lui-même sa question : "Et la palette, alors, n'est pas un produit bois que vous, vous consommez en quantité?"

     

    Une ambition exemplaire

    Dans ces conditions, pour un fabricant, obtenir et afficher une certification forestière sur ses palettes, relève plus de l'abnégation que de la conviction environnementale. Pourtant, si on en croit Jean-Marie Tanguy, "une trentaine d'entreprises de la profession ont misé sur la marque PEFC parmi lesquelles un tiers de nos adhérents."

    Pour Patrice Chanrion, Directeur Marketing et Communication du groupe PGS, un poids lourd du secteur, "cette démarche s'inscrit dans une série d'initiatives qui, au-delà de la gestion forestière durable, touchent à la responsabilité sociale de l'entreprise à travers des partenariats avec les ateliers protégés, la formation interne des salariés et des efforts en matière d'éco-conception."

    Quant à la démarche commerciale liée à la certification, elle se veut incitative, voire "élitiste" : "Nous destinons nos palettes PEFC aux entreprises «éco-responsables» impliquées dans le développement durable."

     

    Un attentisme justifié

    Une telle ambition n'est évidemment pas à la portée de toutes les entreprises du secteur, de taille beaucoup plus modeste. Pour Jean-Marie Tanguy, cependant, "elles n'ont pas démérité au chapitre du développement durable."

    En moins de 10 années, en effet, "la profession a beaucoup progressé dans l'évaluation de son impact environnemental, avec l'optimisation informatique des consommations de matière première, la normalisation des produits phytosanitaires NIMP15 et bientôt l'analyse du cycle de vie."

    La valorisation des emballages en bois est une préoccupation ancienne, avec un taux de recyclage qui a progressé pour atteindre plus de 20 %. Il est vrai que les palettes offrent de réelles possibilités de recyclage, que leur réparation, pour des réutilisations successives, plaide en leur faveur et, surtout, un cinquième du chiffre d’affaires du secteur.

    On peut dès lors comprendre, que sans forte incitation concernant l'origine des bois, "beaucoup d'entreprises aient eu le sentiment d'avoir fait suffisamment leurs preuves en matière d'environnement sans s'engager en plus dans la certification." D'autant que la filière hexagonale jouit d'une solide assise en Europe. La France est le premier producteur européen de palettes devant l’Italie et l’Allemagne. En outre, contrairement à leurs confrères de l'emballage léger, les fabricants de palettes, pour 90% constituée de bois, n'avaient pas à redouter la concurrence d'autres matériaux.

     

    Nouvelle donne

    De l'avis de nombres d'observateurs, la donne cependant est en train de changer. Les donneurs d'ordre se font plus exigeants sur la certification des bois.

    Plus inquiétant, la concurrence du plastique, notamment sur la logistique longue distance, depuis plus agressive depuis quelques mois. Aux État-Unis, le groupe IGPS, leader sur ce matériau a récemment accusé ses concurrents de la filière bois de diffamation. Plus remarqué, encore, le groupe néerlandais Schoeller Arca Systems, leader mondial d’emballages plastiques pour la manutention a profité du dernier Salon SITL Temps Réel, à Paris pour médiatiser la fourniture de 20000 palettes plastique pour l'aéroport de Dubaï.

    Certes, pour l'heure, il n'y a pas de quoi inquiéter sérieusement les fabricants de palettes bois mais cela devrait néanmoins inciter les entreprises à défendre mieux leur matériau. "N'oublions pas que nos produits alimentent toutes les activités industrielles pour la livraison de la plupart des biens d’équipement et des produits de consommation", rappelle Patrice Chanrion. Avant de conclure : "comme, en plus la certification tend à devenir un élément de transaction important, la filière palettes ne doit pas rester en retrait de la filière bois."

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