Un environnement privilégié
En Europe où elle est née, la certification
PEFC a bénéficié de conditions privilégiées.
Les usages de la forêt y sont depuis longtemps encadrés par
la loi et les acteurs de la société civile : forestiers, défenseurs
de la nature, chasseurs, élus locaux, industriels, consommateurs…
Fortes de leur expérience, les parties prenantes ont pu s’accorder
aisément sur les pratiques les plus favorables à la prospérité
de leurs forêts. Reste qu’il appartient, en dernier lieu, aux
propriétaires et aux gestionnaires forestiers de les mettre en œuvre.
D’où l’intérêt de fixer des règles
réalistes et consensuelles pour obtenir leur pleine adhésion
à cette démarche.
Une initiative concertée
De là est né, dès 1999, un modèle original de
concertation qui a, depuis, été adopté par
une trentaine de pays candidats à la certification à travers
le monde.
S’appuyant sur le principe de subsidiarité, cette démarche
permet à chaque échelon géographique de définir
les règles de la gestion forestière durable appropriées
tout en assurant, au niveau international, la cohérence entre les
différents systèmes de certification.
La mise en œuvre des bonnes pratiques forestières est ainsi
encadrée successivement par :
des associations régionales ou locales de certification au plus
près du terrain,
les organismes
nationaux ou transnationaux de certification reconnus par PEFC (PEFC en
Europe, SFI ou CSA en Amérique du Nord, Certflor au Brésil…)
et le Conseil
de PEFC au niveau international où tous sont représentés.
Représentative de la société
civile
Outre la priorité donnée aux réalités forestières
locales, PEFC accorde aussi une importance majeure à la participation
de toutes les parties prenantes dans le processus de la certification.
Ainsi, à chaque niveau de décision, régional,
national et international, les règles de gestion forestière
durable à mettre en œuvre pour obtenir la certification PEFC
sont définies par les représentants de toutes les composantes
de la société civile, regroupés dans trois collèges,
à savoir :
les producteurs, propriétaires ou gestionnaires forestiers, directement
concernés par la mise en œuvre de la certification;
les entreprises
de transformation, industriels de la première et seconde transformations,
associées à ce mouvement pour la commercialisation des bois
certifiés;
les usagers
et les consommateurs (défenseurs de l’environnement, chasseurs,
consommateurs, clubs de sport ou de loisirs, agriculteurs…) soucieux de la prospérité des forêts.
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