Agir localement
De fait, tout processus de certification doit
tenir compte du contexte forestier pour fixer les priorités. Là
où certaines essences sont menacées, on doit pouvoir juger
de l’efficacité de la gestion forestière durable sur
les efforts de sauvegarde des peuplements plutôt que sur la biodiversité.
Ailleurs, on mettra l’accent sur le potentiel économique des
forêts ou encore sur la formation technique. Sans négliger,
pour autant les autres critères.

© Diane Webb - fotolia
Dans tous les cas, les populations concernées doivent pouvoir accéder
à la certification de leurs forêts afin de faire reconnaître
les efforts consentis pour atteindre les objectifs qu’elles se sont
fixés en accord avec des règles reconnues internationalement...
Amélioration continue
Ainsi conçue, la certification PEFC est un processus
ouvert et dynamique où il importe d’abord de progresser dans
la gestion forestière durable. Fondée sur ce principe de l’amélioration
continue, la certification PEFC s’inscrit dans la durée en
se fixant des objectifs qui sont révisés tous les 5 ans.
Ce système ouvert à tous les forestiers, les incite à
progresser et à mieux se former aux pratiques de la gestion forestière
durable. Il permet d’intégrer dans cette démarche de
progrès toutes les forêts quel que soit leur intérêt
sur le plan économique, écologique ou social.
Il s’inscrit ainsi dans un vaste mouvement en faveur de la gestion
forestière durable PEFC qui vise à entraîner dans cette
logique d’amélioration continue plusieurs millions d’acteurs
: en France, pas moins de 4 millions de propriétaires forestiers
et 500 000 professionnels de la filière bois. |