Les critères de référence
La gestion durable de la forêt est une déclinaison de l’objectif général du développement durable : elle combine la valorisation économique des produits de la forêt, la prise en compte des enjeux environnementaux par la protection des espèces et des milieux et la recherche du bien-être des populations.
Compte tenu de la diversité des situations,
en effet, il ne peut y avoir une seule et même définition des
règles de la gestion forestière durable au niveau mondial.
Pour être pertinentes et efficaces, elles doivent correspondre au
contexte local.
Dans un premier temps, la notion de gestion forestière durable a
été précisée, continent par continent, lors
de différentes conférences qui se sont tenues durant la première
moitié des années 90 et qui ont donné naissance à
différents processus : celui d’Helsinki pour l’Europe,
de Montréal pour l’Amérique du Nord et de Tarapoto pour
l’Amérique Latine.
La processus européen de gestion forestière durable initié
à Strasbourg en 1990, institué lors de la conférence
d’Helsinki en 1993 et finalisé à Lisbonne en 1998, a
défini pour sa part, six grands critères :
capacité
de renouvellement,
maintien du
bon état sanitaire,
production de
bois,
respect de la
biodiversité,
protection du
sol et des eaux,
maintien des
fonctions d’agrément (accueil du public, paysage…)
Pour la certification
Dans la foulée, plusieurs initiatives visant
à identifier, selon ces principes, les forêts et les produits
forestiers commercialisés ont vu le jour.
Parmi eux, le Programme de Reconnaissance des Certifications forestières
(PEFC) est parvenu a s’imposer comme une référence au
niveau international.
Né du dialogue entre des associations environnementales et professionnelles
du monde forestier, il s’est développé depuis 1999 dans
un contexte européen marqué par le morcellement de la propriété
forestière et une régulation des usages de la forêt.
D’où la volonté de s’appuyer sur les parties prenantes
au niveau national et local pour fixer les règles de la certification.
Fédérant une trentaine de systèmes nationaux à
travers le monde, ce système couvre désormais, avec 190 millions
d’hectares, près de 6% des forêts exploitées à
travers le monde.