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L'engagement
Priorité au développement durable
Les forêts du monde sont diverses. Si la plupart, désormais, sont exposées à la pression humaine, aucune ne connaît le même sort.
De nombreux facteurs comme les contraintes géographiques, la nature des peuplements, la pression démographique et urbaine, le contexte économique et social conditionnent l’évolution des forêts et contribuent, suivant les cas, à réduire ou à accroître les surfaces forestières, à préserver leur état d’origine ou à les renouveler.
Parmi les évolutions récentes, cependant, c’est la déforestation, principalement en zone tropicale, qui a marqué les esprits.


© Scott David Patterson - fotolia
C’est pourquoi, durant la dernière décennie du XXe siècle, les experts, les associations de défense de l’environnement et les institutions internationales ont préconisé une réponse commune : la gestion forestière durable.
L’idée en est simple : il s’agit de maîtriser les effets écologiques, économiques et sociaux de l’exploitation des forêts et d’en préserver ainsi les ressources. Sa mise en œuvre, en revanche, obéit à des règles spécifiques à chaque région.


Les critères de référence
La gestion durable de la forêt est une déclinaison de l’objectif général du développement durable : elle combine la valorisation économique des produits de la forêt, la prise en compte des enjeux environnementaux par la protection des espèces et des milieux et la recherche du bien-être des populations.
Compte tenu de la diversité des situations, en effet, il ne peut y avoir une seule et même définition des règles de la gestion forestière durable au niveau mondial. Pour être pertinentes et efficaces, elles doivent correspondre au contexte local.
Dans un premier temps, la notion de gestion forestière durable a été précisée, continent par continent, lors de différentes conférences qui se sont tenues durant la première moitié des années 90 et qui ont donné naissance à différents processus : celui d’Helsinki pour l’Europe, de Montréal pour l’Amérique du Nord et de Tarapoto pour l’Amérique Latine.
La processus européen de gestion forestière durable initié à Strasbourg en 1990, institué lors de la conférence d’Helsinki en 1993 et finalisé à Lisbonne en 1998, a défini pour sa part, six grands critères :

capacité de renouvellement,
maintien du bon état sanitaire,
production de bois,
respect de la biodiversité,
protection du sol et des eaux,
maintien des fonctions d’agrément (accueil du public, paysage…)

Pour la certificationDans la foulée, plusieurs initiatives visant à identifier, selon ces principes, les forêts et les produits forestiers commercialisés ont vu le jour.
Parmi eux, le Programme de Reconnaissance des Certifications forestières (PEFC) est parvenu a s’imposer comme une référence au niveau international.
Né du dialogue entre des associations environnementales et professionnelles du monde forestier, il s’est développé depuis 1999 dans un contexte européen marqué par le morcellement de la propriété forestière et une régulation des usages de la forêt. D’où la volonté de s’appuyer sur les parties prenantes au niveau national et local pour fixer les règles de la certification.
Fédérant une trentaine de systèmes nationaux à travers le monde, ce système couvre désormais, avec 190 millions d’hectares, près de 6% des forêts exploitées à travers le monde.

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